Quelques infos sur le Laos

Publié le par Par la autour

D une superficie de 236 000 km2, le Laos a des frontieres communes avec la Chine, le Myanmar, la Thailande, le Cambodge et le Vietnam. A l ouest, le fleuve Mekong arrose le pays sur une longueur de 1800 km : il constitue la principale voie de communication.

Carte par The World Fact Book C.I.A.

Le Laos est le pays le moins peuple d Asie avec 6 millions d habitants. La capitale est Vientiane.

La langue est le laotien. L espérance de vie est de 55 ans.

La monnaie est le Kip (10 000 kips = 0,8 euros !)

90 % des habitants sont bouddhistes. Le calendrier bouddhique commence avant l ere chretienne, donc en 2007 nous sommes en 2550 (Il suffisait de le savoir pour comprendre les dates de peremptions !)

Le pays connait 2 saisons : La saison des pluies (Mousson) de fin mars a fin octobre, et la saison seche d octobre a mars.

Le Laos est l un des pays les plus pauvres du monde (Salaire moyen : 20 US par mois).

Son economie demeure largement tributaire de l aide internationale. De plus, la Thailande, ou certains nationalistes considerent le Laos comme l une de ses provinces, risque dans quelques annees de reussir l annexion economique du pays. Le Laos est largement dependant de la Thailande sur le plan de ses importations. Plus de 85% de la population vit de l agriculture (Riz, mais, ble, sorgho, tabac cafe, the... et le pavot : Apres le riz, l opium represente la principale richesse agricole du pays.)

Le riz est seme au printemps, repique en ete et recolte en automne.

L energie hydroelectrique est la seule grande richesse naturelle exploitee (La plus grande partie exportee vers la Thailande ) et paradoxalement plus de la moitie du territoire n est pas electrifiee (Groupes electrogenes )

Histoire : L'histoire du Laos remonte aux temps lointains, avant l'ère chrétienne, comme le démontrent les énigmatiques vestiges de la Plaine des Jarres. Vers le Veme siecle ap. J.-C. une influence des royaumes khmers primitifs se fait sentir et à travers eux la civilisation hindoue puis le bouddhisme de la civilisation Dvaravati. Le site de Vat Phu, dans le sud du pays, remonte à cette époque.

Vers le XIIe siecle commence réellement l'histoire du pays avec l'arrivée des populations Tai arrivant de Chine du Sud. En 1333 est fondé le Lan Xang, pays du million d'éléphants. Le bouddhisme s'implante définitivement. Au fil des siècles, le royaume se consolide, Vientiane devient capitale en 1550, le royaume de Chiang Mai est annexé, c'est l'apogée du Lane Xang. Les XVIIeme et XVIIIemes siecles seront plus agités, le royaume se morcèle, les provinces passent sous domination birmane, chinoise ou en 1798 siamoise. Vientiane est prise par le royaume siamois.

Le Laos passe alors sous le contrôle du Siam(Thaïlande) qui domina les trois royaumes jusqu'au XIXeme siecle. En 1893 l'action du vice-consul de France à Luang Pragang, Auguste Pavie, ainsi qu'un blocus des côtes obligèrent le Siam à céder la rive gauche du Mékong (Laos oriental) puis à signer des traités (1902, 1904) reconnaissant le protectorat de la France sur la partie orientale de Lan-xang (Laos). Il est finalement intégré à l'Union indochinoise francaise en 1899. Quant à la partie occidentale de Lan-xang(dite "Issan"/nord-est), elle est occupée par le Siam...

En 1904, commença le long règne de Sisavang Vong qui dura jusqu'en 1959.

Occupation japonaise (1940-1945) : Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon imposa sa domination sur l'Indochine francaise, y compris sur le Laos. La France étant à l'époque gouvernée par le Regime de Vichy, cette domination s'exerça de manière indirecte, les administrateurs français restèrent en poste et le drapeau tricolore continua de flotter sur Vientiane. En 1941, la Thailande, alliée du Japon, imposa seulement à la France de céder les territoires à l'ouest du Mekong. Jusqu'en 1945, l'Indochine française fut peu touchée par les combats, mais lorsque les Japonais prirent conscience qu'ils allaient perdre la guerre, ils cherchèrent à empêcher le retour des puissances coloniales européennes et favorisèrent l'indépendance qui fut proclamée le 8 avril 1945 par le roi Sisavang Vong (sous la pression japonaise). Mais après la défaite japonaise, c'est le retour des français, qui donnent aux laotiens leur autonomie dans l'Union Française vers 1946, et c'est l'union nationale lao(deux royaumes restants unis, Champassak et Luang-Prabang...

Au mois de juillet 1962, un gouvernement d’union nationale fut mis en place au Laos. Le pays demeurait cependant partagé : au sud, les forces anticommuniste et neutralistes, au nord, le Pathet Lao. À cette époque, la politique américaine dans la région consistait à garantir la neutralite du Laos et du Cambodge tout en défendant activement le Sud Vietnam et la Thailande. En 1962, le président Kennedy  conclut un accord avec le Nord Vietnam stipulant le retrait de l’armee populaire vietnamienne et de l’armee americaine du pays.

Les États-Unis se retirèrent mais pas le Nord-Vietnam, et la piste Ho Chi Minh, qui traversait le Laos, fut de plus en plus utilisée pour alimenter l’effort de guerre au Sud Vietnam.

En 1963, le Pathet Lao lança une offensive qui lui donna le contrôle d’une grande partie de l’est et du nord-est du pays. Les États-Unis renoncèrent à engager des forces régulières mais ils intensifièrent leurs activités clandestines au Laos. Des équipes des Special Forces s’infiltrèrent dans le sud du pays ; et la CIA entreprit d’armer les tribus montagnardes laotiennes. Pendant ce temps, les bombardementss sur la piste Ho Chi Minh prenaient une ampleur grandissante pour des résultats plus que mitigés..

Cependant, les unités Méos équipés par la CIA ne purent plus jouer aucun rôle militaire après la perte de leur base de Long Cheng en décembre 1971.

La rébellion communiste ne désarme pas, soutenue par le Viet Minh contre le pouvoir chancelant soutenu par les États-Unis. Un cessez-le-feu intervient le 22 fevrier 1973 et en 1975 le mouvement communiste du Pathet Lao renverse le roi Savang Vatthana et prend le pouvoir. Le roi Savang Vatthana et la reine Khamphoui abdiquent le 2 decembre 1975. Le roi, la reine et l'héritier du trône meurent dans un camp d'internement. La République Populaire Démocratique du Laos (RPDL) est créée avec un régime de parti unique, provoquant l'exil d'environ 300 000 personnes, soit 10% de la population. Une période de coopération avec l'URSS est suivie à partir de 1988 d'une volonté de relative ouverture à l'économie moderne. Le plus jeune fils du roi Savang Vatthana, Sauryavon Savang, devient régent du royaume et président de la famille royale en exil au nom de l'héritier du trône le prince Soulivong Savang.

 

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Publié dans LAOS 26-01-14-02-07

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...le relief essentiellement montagneux du Laos rend certaines regions très difficilement accessibles ; par ailleurs, il est peu favorable à la culture intensive. C'est pourquoi l'essentiel de la population vit dans la vallée du Mékong.Le Mékong et ses 15 principaux affluents jouent un rôle déterminant dans l'économie laotienne. Comme les grands axes routiers sont peu nombreux et en assez mauvais état, la navigation fluviale est, depuis des siècles, le meilleur moyen de transport des personnes comme des marchandises.<br /> Moins de 10 % seulement du territoire est couvert par des terres arrables, alors que le secteur agricole représente 85 % de l'économie du pays. Les plaines riveraines du Mékong sont le fief des Laos, qui se consacrent traditionnellement à la riziculture inondée. Ces plaines donnent aussi une grande variété de fruits et de légumes. Les collines sont peuplées d'autres ethnies qui pratiquent la riziculture sur brulis et produisent d'autres céréales ainsi que du tabac, du café et du thé. L'élevage des porcs et buffles couvre seulement les besoins domestiques du Laos. Les montagnards cultivent le pavot à opium, et le Laos est le 3ème producteur mondial avec environ 200 t par an.<br /> La majeure partie du pays est couverte de forêts de mousson. Si le bois d'oeuvre (teck, palissandre, bois de rose notamment) constitue l'une des principales ressources du Laos, son exploitation n'est pas sans poser de graves problèmes. Un abattage sauvage, la culture sur brulis que pratiquent les montagnards et la construction de routes par les Chinois au Nord, aboutissent à une déforestation progressive qui s'est soldée depuis le début des années 1990, par une série de crues catastrophiques du Mékong qui ont privé à plusieurs reprises les riverains de leurs récoltes. Le bois fait l'objet d'une intense contrebande avec la Thailande, elle même victime de la déforestation. Les profits que l'exploitation forestière génère sont trop importants pour que des sanctions puissent être efficaces.<br /> Avec un peu moins de 6 millions d'habitants répartis sur un territoire représentant la moitié de la superficie française, la population laotienne présente l'une des plus faibles densités d'Asie : à peine plus de 21 habitants au km2. On comprend dès lors le désir d'annexion que ses deux voisins, la Thailande (120 h / km2) et le Vietnam (230 h / km 2) ont tant de fois manifesté au cours des siècles. 85 % de la population nationale vit à la campagne.<br /> Contrairement à ses voisins, comme le Cambodge, le Vietnam ou la Thailande, le Laos ne compte pas d'ethnie largement majoritaire, ce qui a sans doute pesé lourd sur le cours de son histoire. En fait, seule la moitié de la population appartient à l'ethnie lao, qui a constitué un Etat et donné son nom au pays ; le reste se répartit en une cinquantaine de groupes ethniques, dont la définition est sujette à caution et fréquemment contestée. <br /> Tous les groupes pratiquent la culture sur brulis et, quand le terrain le leur permet, la riziculture en terrasse de fond de vallées. Ils vivent aussi de la chasse, de cueillette, d'un peu d'élevage. On considère traditionnellement que les Lao sont ceux qui habitent les plaines fluviales et cultivent le riz en rizière inondée. Ils se sont, le plus souvent, installés sur les meilleures terres, repoussant vers les hauteurs les groupes moins développés.<br /> Le gouvernement laotien classe arbitrairement la population en trois catégories : les Lao Loum (des plaines), les Lao Theung (du dessus, ethnies austro asiatiques, mön-khmères pour la plupart) et les Lao Soung (des hauteurs, tibéto-birmans). Ces trois groupes sont représentés en costume traditionnel au dos des billets de banque de 1000 kips.<br /> La société lao repose sur la cellule familiale élargie, dont une hiérarchisation entre ainés et cadets et la résidence matrilocale après le mariage constituent le ciment structurel. Les femmes y jouent un rôle important : souvent plus instruites que les hommes, elles ont pu accéder très tôt à des postes dans la fonction publique, où elles sont majoritaires. Elles héritent comme des hommes, de tous les biens mobiliers et immobiliers, surtout des terres. Souvent leurs frères mariés et intégrés à la famille de leur épouse leur abandonnent leur part des rizières familiales.<br /> Les Lao sont dans l'ensemble des gens paisibles, courtois, un peu timides. Pour ces gens, qui sont demeurés si longtemps isolés du reste du monde, les contacts avec les étrangers sont une véritable bouffée d'oxygène et ils y témoignent beaucoup d'intérêt et un grand sens de l'hospitalité. De l'avis général, le Laos, est de tous les pays indochinois, celui qui a su le mieux préservé ses traditions. La corruption n'y est pas omniprésente, et la prostitution et délinquance y sont sévèrement réprimés.<br /> La vie des Laotiens est loin d'être facile cependant, même si tous, ou presque, mangent à leur faim. Malgré une récente amélioration du niveau de vie, celui ci reste très faible. La grande majorité des Laotiens pratiquent une économie de subsistance et de troc. Depuis quelques années, le tourisme représente une source de revenus croissante, mais dont profitent surtout les habitants de la plaine du Mékong. Par ailleurs, la mortalité infantile est très élevée. Enfin, on estime que la moitié de la population nationale de plus de 15 ans est analphabète.<br /> Au Laos, comme dans la plupart des pays du Sud Est asiatique, il ne saurait y avoir de repas sans riz. Il s'accompagne d'un assortissement de sauces, de légumes juste blanchis et croquants, de salades, de soupes et de différentes curries de viande ou de poisson. La cuisine lao fait essentiellement appel à des produits frais, qu'il s'agisse de la viande ou des légumes. La viande de poulet, de canard, de porc, de buffle est le plus souvent grillée et accomodée avec des aubergines, tomates, concombre, pousses de bambous, navets, chous, salade et germe de soja.<br /> Les marchés regorgent d'une extraordinaire variété de fruits exotiques : mangues, papayes, noix de coco, litchis, pommes cannelles, ananas; goyaves, pastèques, bananes et citrons verts... On peut se délecter de jus de fruits concocté à la demande sur les étals. Il existe une excellente bière locale ; enfin, il ne faut pas hésiter à gouter une ou plusieurs des 47 versions du lao lao, l'alcool de riz laotien, qui titre 40 à 45 °. Le café de production locale est l'un des meilleurs du monde. Quand au thé, vert ou noir, cultivé sur le plateau des Boloven,  il est de tous les repas.
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