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GUATEMALA 6/12-2/01/07

Mardi 12 décembre 2006

Mercredi 6 decembre : Nous rejoignons le Guatemala par la frontiere de Puerto Barrios, le poste hondurien et le poste guatemalteque etant eloigne l un de l autre de 20 km. La pluie nous souhaite la bienvenue et ne va pas nous quitter pendant une semaine.

Nous effectuerons la premiere etape a Livingston, accessible uniquement par bateau. Ce village est habite par une majorite de noirs, descendants  d esclaves introduits par les espagnols et les anglais dans les Caraibes : Ce sont les Garifunas.

Ci dessous, embarquement sur le ferry pour Livingston. Les caisses sont remplies d oeufs de tortues... Ici il n y a pas de protection de ces animaux comme nous avons pu le voir au Costa Rica.


A Livingston, il fallait qu on y passe au moins une nuit : "Welcome to the Hotel California !!!"


Pour quitter Livingston, promenade sur le Rio Dulce entre faune et vegetation tropicales. Sur la terre nous retrouvons les bons vieux bus... pour nous amener a Santa Elena, un point de depart pour visiter le site de Tikal.

Ci dessous : Nenuphars sur le Rio Dulce : 


Dimanche 10 decembre :  Reveil a 2h30, car nous voulons voir le lever du soleil depuis le temple IV de Tikal. On nous a annonce un spectacle hors du commun depuis ce temple le plus haut du site ... Nous mettons une heure a arriver avec le bus a l entree du site, puis petite promenade en foret. La pluie se met alors a tomber, tout est couvert.

A 5h30, voici le magnifique lever de soleil auquel nous avons droit :

TIKAL : Les premiers mayas arriverent sur le site au 7eme siecle avant JC. Cycliquement, les mayas ne cessent d entreprendre de gigantesques travaux.

C est vers 250 a 900 apres JC que la cite prend toute son ampleur. Tikal est alors un centre religieux et une cite active qui commerce avec les regions cotieres (Jade... ). La cite s etend alors sur 160 km2 et compte environ 50 000 habitants.

La disparition soudaine de cette puissante cite vers 900 de notre ere reste un mystere, liee au declin general de la civilisation maya. La chute de Tikal est probablement due a une conjugaison de facteurs : Explosion demographique, rarefaction des terres arables, et par consequence baisse de la production agricole, famine, rebellion contre la classe gouvernante, affaiblissement du pouvoir...

La cite restera enfouie sous la jungle durant 10 siecles. Ce n est qu a partir de 1956 au milieu des annees 80 que 3 grands projets archeologiques (Fouilles, consolidation, restauration ) permettent de renover et de restaurer de nombreux edifices. Ceci ne represente qu une infime partie de ce qui est encore enfoui sous la vegetation. Les ruines occupent une surface de 16 km2, autour il y avait des maisons ou logeaient paysans, artisans, commercants... construites en adobe, aujourd hui disparues. Tikal etait autrefois recouvert de couleurs vives et de sculptures. Tout a disparu a cause des pluies tropicales, de la jungle, de l humidite... et du pillage.

Bref, on se console en continuant la visite. Nous grimpons en haut de ces monuments grandioses, sous une legere brume qui nous empeche de distinguer clairement l ensemble du site...

El Mundo Perdido : Pres de 30 m de haut, certainement un observatoire astronomique :


Nous rencontrons quelques habitants des lieux, les pisotes :


Le point d orgue sera la place principale avec les temples I et II se faisant face.

Ci dessous, le temple I est le temple du Grand Jaguar et le temple II, le temple des masques, de 38 metres, edifie en l honneur de l epouse d un roi :

 Alors que le reste du groupe rentre pour Santa Elena, nous decidons de poursuivre la visite du site, toujours sous une pluie battante...


Nous decouvrons des tas de terre qui renferment des temples et des pyramides encore non restaurees... Peut etre ne le seront elles jamais ? :


Et puis un exemple de la nature qui reprend ses droits : Ci dessous, un arbre a pousse sous une stele, decoupant celle ci en deux :    

Par Par la autour
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Lundi 18 décembre 2006

Nous repartons de la jungle pour rejoindre Coban dans une region montagneuse, recouverte de foret tropicale et d une vegetation luxuriante. Il est encore possible d observer le quetzal dans cette region, magnifique oiseau rare (que d ailleurs nous ne verrons pas).

L’emblème du Guatemala est le quetzal, l'oiseau sacre des Mayas, oiseau qui symbolise la liberté parce qu’il meurt si l’on tente de le faire vivre en captivité.

 

Pour le plaisir des mirettes, il y a une collection privee d orchidees, des milliers d especes !!! Perchees sur des troncs d arbres ou des orchidees bambous ou des minies minies ! C est une  belle promenade instructive avec le maitre des lieux (qui nous parle autant de son pays que des fleurs!) ... et quel plaisir :

  

 

Coban est reputee dans tout le pays pour son cafe, c est l occasion de visiter une plantation, ayant appartenue a une famille allemande : Au 19 siecle, la ville accueillit une importante communaute allemande qui possedait d immenses plantations de cafe mais leur soutien trop voyant au regime nazi leur valut une extradition en regle, suite aux pressions americaines.

Nous voila au coeur de cette culture, qui occupe une place importante dans la notre ! Cela nous parait interressant de vous raconter la visite, comme si vous y etiez !

Le cafe est cultive entre 1300/1500 et 1800 metres d altitude. Ici la recolte a commence (de novembre a fevrier). Elle est effectuee a la main ; seules les cerises rouges sont cueillies. Puis tous les 20 jours, nouveau passage pour recolter les mures et ainsi de suite...

Les cerises passent dans une machine pour enlever la premiere peau puis les grains de cafe trempent dans l eau pendant 20 heures.

Puis, etales, ils vont secher ainsi 4 jours au soleil.

Ensuite la deuxieme peau, assechee, est enlevee ; le grain de cafe est alors pret a etre grille (Torrefie)

Celui qui est destine a l exportation est ainsi livre (Non torrefie) car chaque pays le torrefie a son gout.

Plus la temparature est haute (Jusqu a 200degres), plus le gout sera fort ; egalement, quand il est moulu, plus il est fin, plus il sera fort (Expresso).

Et le must de la visite : la degustation !!! Mais ca, internet, y sait pas encore faire...

Pendant notre visite, nous voyons aussi des plants de cardamone. Le Guatemala est le premier exportateur mondial. Elle est exportee en Arabie Saoudite et dans le Golfe Persique a prix d or pour parfumer leur cafe.

 

Par Par la autour
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Samedi 23 décembre 2006

Nous arrivons vendredi 15 decembre dans la plus belle ville d Amerique Centrale : Antigua, perchee a 1500 m d altitude. Cadre ou les volcans Agua, Fuego et Acatenango lui font de l oeil.

Antigua fut du 17eme au 18eme siecle au centre de la vie economique, politique et religieuse de l Amerique Centrale. En 1717, un tremblement de terre ravage une bonne partie de la ville, elle est reconstruite. Mais celui de 1773 lui sera fatal. La ville est completement detruite, le siege du gouvernement est alors transfere dans une nouvelle ville, Ciudad Guatemala. La ville devient alors "La Antigua" (L ancienne capitale). La derniere secousse date de 1976.

La ville se decouvre ainsi, monuments en ruines, rues colorees et pavees, artisanat...

De la, petite excursion au volcan Pacaya, culminant a 2600 m. Il est en activite permanente depuis des annees. La derniere eruption a eu lieu en aout dernier. Ainsi on marche sur les "champs" de lave et on decouvre par endroit la lave encore rouge, ou il fait d ailleurs tres chaud.

Le guide allume des brindilles de bois.

Descente de nuit avec des rencontres inattendues et indesirables...

 

 

Puis le lendemain des 5h30, c est parti pour l ascension du volcan Agua (Environ 3700 m). Fidel est notre guide ainsi que Bobby son chien ! Le point de depart se trouve au village de Santa Maria De Jesus, puis commence la montee. Nous avons la chance de rencontrer quelques rayons de soleil, ce qui nous permet de jouir de quelques belles vues.

Arrives au cratere, le temps change tres vite, mais nous avons le temps d apercevoir le terrain de foot au fond du cratere.

Le vent se dechaine alors, nous limitant le panorama. Il fait tres froid... Nous entamons assez rapidement la descente sur des chemins tres glissants, entre d innombrales detritus.

 

Par Par la autour
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Dimanche 24 décembre 2006

Voici ou nous passerons Noel, au bord du lac Atitlan, au Guatemala.

On ne pouvait trouver meilleur endroit !!!

Nous souhaitons a tous un joyeux Noel et d agreables moments !!!

Par Par la autour
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Jeudi 28 décembre 2006

Mercredi 20 decembre : Nous laissons derriere nous Antigua pour nous rapprocher du lac Atitlan, majestueux, a 1500 m d altitude, habille de volcans... Le premier jour est consacre aux reperages des lieux, nous restons a Panajachel (Gringo Land) : Ville tres touristique avec sa profusion de restaurants, de bars, d artisanat...

 

Jeudi 21 decembre : Le 2eme jour, direction le marche de Chichicastenango, tot le matin pour profiter de l effervescence des preparatifs. Le village se revele etre plus qu un marche : C est la fete de Santo Thomas, le saint du village. Il y a donc des festivites sur 2 jours, danses folkoriques, musiques qui se melangent car les scenes se touchent, et pour couronner le tout, un festival de petards. Jamais nous n en avons entendu autant ! On ne distingue plus les marches de l eglise. C est un tapis de papiers brules !

 

 

Le marche bouillonne de couleurs car les indiennes sont habillees avec les huipiles (Les blouses brodees ), de tissus colores, de merveilleux tissages aux motifs mayas.

Memes les hommes ont leur habit traditionnel, pantalon et jupe... Comme quoi les createurs  de chez nous n ont rien invente !

C est un flot d odeurs aussi, de formes, ca grouille dans toutes les rues, ca marchande, et les processions s en melent ! Enfin, c est tres vivant... et ambitieux de vouloir faire tranquillement des achats !

Samedi 23 decembre : Nous partons ensuite au village de San Pedro pour monter sur le volcan du meme nom, a 3020 m. Nous nous baptisons dorenavant les "barometres" car 3 jours avant l ascension, 3 jours apres, tres beau soleil, et le jour J, on monte dans les nuages ... Mais la randonnee en vaut la peine, le sentier est tres agreable, la vegetation nous accompagnant jusqu au sommet...

 

Dimanche 24 decembre : Pour le reveillon de Noel, nous decidons de visiter un autre village du lac, Santa Cruz la Laguna, un des endroits les plus typiques du lac, perche dans la montagne. Nous nous offrons le luxe d un bel hotel (A 15 euros la chambre, par rapport aux 5 de d habitude !), avec un immense jardin et les pieds dans l eau.

Au reveillon nous achetons dans la rue des tamales : A base de semoule de mais, de piment, de viande, le tout cuit a la vapeur dans des feuilles de bananiers : Met traditionnel de Noel. Nous mangeons depuis le haut du village, avec la petite guirlande qui scintille dans les yeux et les oreilles !...

Dans tout le pays, nous avons rencontre des sapins de noel, des concerts de petards jours et nuits pendant tout decembre, beaucoup de processions... Les guatemalteques sont tres croyants, entre catholicisme, rites mayas, et nouvelles eglises evangelistes.

 

Et le 25 decembre, grande promenade de villages en villages, avec comme compagnon un soleil de plomb. Dans les villages, l activite est moindre qu un jour normal, mais nous croisons des femmes avec leur fardeau de bois sur le dos ; ce n est pas rare de chevaucher un homme saoul allonge sur le sol, beaucoup de gosses sont dans la rue : Noel n a que le nom pour beaucoup...


 
Nous degustons nos sandwichs au thon (Mais attention agrementes de legumes !) et nos chips face a cette beaute de la nature qu est le lac Atitlan.

Le 26 decembre, nous reprenons la route a bord d un "Chicken Bus", les anciens bus scolaires americains qui sillonnent toutes les routes du pays en ne se preocupant ni de personne ni de rien. La vitesse est limitee au plancher, les places assises se multiplient comme des petits pains, meme quand il n y en a plus, on en trouve encore... Et alors, tout le monde saute en l air, en coeur, car les routes sont parsemees de ralentisseurs et de trous.
Il y a toujours un homme pour charger sur le toit les bagages des gens, alors que le bus repart, il saute du toit a l arriere du bus... impressionnant... de danger.

Nous nous retrouvons aujourd hui a Quetzaltenango, a plus de 2300 m d altitude : Nous le croyons aisement a la nuit tombee !

 

Par Par la autour
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